La présence et la manifestation du Saint-Esprit dans nos vies et dans le corps de Christ, qui est Son Eglise.

La présence et la manifestation du Saint-Esprit dans nos vies et dans le corps de Christ, qui est Son Eglise.

Sunday, August 9, 2026

I-              La souveraineté de Dieu

1-    Lettre aux dirigeants

Stanley, nous rapporte dans son livre sur « La Bible et le Saint-Esprit »,que dans le livre des Actes les apôtres étaient conscients que c’est le Saint-Esprit qui agissait au milieu d’eux. Il nous est dit que « Cela provenait non seulement de leur expérience initiale de la Pentecôte, mais d’une prise de conscience quotidienne de la présence, de la direction, et de la communion de l’Esprit, ainsi que de diverses manifestations spéciales de Son pouvoir. »

Ce qui est intéressant pour nous aujourd’hui et qui je crois doit susciter un véritable réveille dans le milieu chrétien, est la prise de conscience que nous devons laisser le Saint-Esprit accomplir ce pour quoi il a été envoyé au milieu de nous comme à l’époque des apôtres. Aujourd’hui, force est de constater qu’il y a une véritable compétition avec le Saint-Esprit, voir avec Dieu dans Sa propre Eglise, voire avec ceux et celles qu’il a choisi dans Sa souveraineté pour être des vecteurs de Sa grâce au milieu de Son peuple. En effet, on refuse de comprendre que c’est à Lui qu’appartient la direction et la responsabilité devant Dieu de nous diriger que ce soit dans nos vies ou dans Son Eglise. Nous avons cette tendance à toujours prendre Sa place et à maltraiter ceux et celles qu’il a choisi d’utiliser dans Sa souveraineté. Car nous ne devons pas oublier que c’est Dieu qui l’a envoyé, selon la promesse que Jésus a faite avant Son départ.

1.1 Le Saint-Esprit est une personne responsable

Dans son commentaire, Stanley, nous dit « L’Esprit était le responsable. Il pouvait utiliser qui il voulait et l’a fait. Les croyants ordinaires apportèrent l’Evangile dans toutes les directions après la mort d’Etienne, pendant que les apôtres restaient à Jérusalem ». Nous le lisons dans Actes 8.1-4 ; et Actes 11.19-21. Il met en évidence que le fait qu’il nous soit relaté que les apôtres étaient des hommes pleins du Saint-Esprit et de foi, Actes 11.24, nous permet de déduire que « c’est le Saint-Esprit qui dirigeait et non les apôtres.

1.2 L’Esprit un acteur puissant dans l’œuvre de Dieu

Stanley, nous rappelle quelques points, « Les miracles, en tant que signes montrant la nature et le pouvoir de Jésus et en tant que prodiges attirant l’attention sur Christ au milieu d’eux, fortifiaient les croyants. Ils provoquaient également la crainte et un esprit de respect et de vénération parmi le peuple autour d’eux », Actes 2.43. Le pouvoir de l’Esprit et la puissance de l’Esprit, exprimés dans l’enseignement et montrés dans les miracles, faisaient partie de la vie dans l’Esprit ». Il poursuit « Dès le début, l’Esprit les aida à garder un certain équilibre, sans tomber dans les formules vides de sens et les rites ».

1.3 Suivre la direction de l’Esprit

Un point extrêmement important est mis en évidence par Stanley, celui d’être dirigé par l’Esprit. Il nous dit « Une des preuves le plus importantes de l’œuvre de l’Esprit, à la fois dans l’Eglise et dans la vie des individus, était la façon dont l’Esprit les dirigeait. »

Il nous est relaté que les chefs spirituels d’Antioche recevaient des directives très précises, Actes 13, 1-4. « Bien qu’ils étaient des prophètes et des enseignants et qu’ils avaient reçu des dons de l’Esprit et qu’ils utilisaient des hommes qui ont édifiés l’Eglise spirituellement. Toutefois, ils étaient conscients de leurs propres besoins spirituels ainsi que de ceux de l’Eglise ». Nous voyons donc qu’il y avait une soif qui demeurait chez les dirigeants de plus de la conduite du Saint Esprit. Et pour finir, cet ultime exemple concernant Paul et Barnabas qui ont été mis à part sur l’ordre du Saint-Esprit, « pour le travail auquel le Saint-Esprit les avait déjà appelés ».

Nous voyons donc que malgré le fait d’avoir été revêtu de la puissance du Saint-Esprit, et malgré les succès dans l’œuvre, ils avaient toujours cette soif de plus de Dieu, de dépendre de Lui et d’être renouvelés dans l’Esprit.

Et pour conclure reprenons le commentaire de l’auteur « Le Saint-Esprit a fait d’eux des évêques (pasteurs, responsables) « pour paître l’Eglise (assemblée) du Seigneur », Actes 20.28. Eux aussi ont reçu leur ministère et leurs directives directement du Saint-Esprit. C’était Lui la source des dons de gouvernement dont ils avaient besoin pour diriger l’œuvre de l’Eglise ».

Dans le chapitre 11 du livre d’étude, il nous est rappelé l’importance de suivre l’Esprit. En effet, il est dit « C’est toujours le même Saint-Esprit qui rend Jésus réel et qui continue Son œuvre ». Il rajoute, « … Il est divin par tout ce qu’il fait, surtout parce qu’il connaît les choses profondes de Dieu (1 Corinthiens 2.10, 11) et prie pour nous suivant la volonté de Dieu (Romains 8.27) ». Il poursuit, « Il aide aussi à exaucer les prières en dirigeant les individus et l’Eglise selon la volonté de Dieu. Parce que l’Esprit a mené ¨Philippe vers un eunuque éthiopien et Pierre dans la maison de Corneille, puis a ordonné à l’Eglise d’Antioche d’envoyer Paul et Barnabas … ».

2-    A Ceux qui veulent obéir à l’ordre de mission

Comme Jésus nous l’a dit dans la Bible avant de repartir vers le Père, quand il enverrait le Saint-Esprit nous pourront partir en mission. Nous le lisons dans Matthieu 23.

Stanley M. Horton dans son livre sur « La Bible et le Saint-Esprit, ce que la Bible enseigne sur le Saint-Esprit » qui semble être une référence sur le sujet puisque plusieurs écoles bibliques le préconisent. L’auteur nous rappelle que « la puissance nécessaire pour mener à bien la mission qui consiste à aller jusqu’aux extrémités de la terre, est celle de l’Esprit ».

Stanley rappelle l’ordre de Jésus qui était d’attendre à Jérusalem pour recevoir la puissance qu’il avait promis. Il souligne le fait que « Le commandement de Jésus de rester attendre et de ne pas quitter Jérusalem ne fut nécessaire qu’à cette occasion ». Il poursuit « … la Pentecôte, dans son symbolisme de la moisson, était importante parce que le but du baptême dans l’Esprit était le pouvoir pour servir, surtout dans les champs de moisson », Actes 1.8.

L’auteur rappelle, que Jésus a dit à l’apôtre Pierre, « de ne pas commencer leur mission, ministère, avant d’être revêtu de pouvoir. … Qu’ils ne devaient pas utiliser leur propre ingéniosité pour imaginer les moyens de répandre l’Evangile. Et qu’ils devaient être conduits par l’Esprit. Et que c’est Lui qui assumerait la responsabilité ».

Bien que l’Esprit était déjà à l’œuvre dans leur vie, ils attendaient de recevoir le baptême, d’être revêtus de la puissance d’en haut », Luc 24.49.

3-    A Ceux qui sont choisis

3.1 Le baptême dans l’Esprit

Stanley nous rappelle :

« Le baptême dans l’Esprit est l’immersion dans une relation avec une personne divine et non dans un liquide ou une influence. C’est une relation qui peut continuer de croitre et de se développer. Le baptême n’est donc qu’un début , mais c’est quand même un baptême dans le sens où il implique un acte d’obéissance et de foi de notre part. »

Nous avons cette tendance à oublier qu’il s’agit de la troisième personne de la trinité sainte. Et avec une personne nous sommes amenés à avoir une relation et une relation saine car elle est sainte. Le rôle du Saint-Esprit est de nous conduire et pour que nous soyons efficaces dans notre mission, celle que Dieu nous a confié, nous devons nous soumettre et obéir à notre guide avec foi. C’est le Maître de la mission, et c’est lui-même qui nous l’a envoyé.

3.2 Se préparer à recevoir l’Esprit

J’ai trouvé ce point particulièrement intéressant. Lorsque Stanley évoque l’état antérieur de ceux qui devaient recevoir l’effusion du Saint-Esprit. Il nous dit « Les langues montrent que, avant que l’Esprit ne soit répandu, les croyants étaient reconnus par Dieu comme étant le temple, le corps de Christ. … » Les membres du Corps étaient maintenant prêts pour recevoir l’effusion tant attendue ». Vous êtes donc d’accord avec moi que c’est intéressant de constater l’importance de déjà appartenir à Jésus pour être rempli du Saint-Esprit. Il me semble logique que l’on ne peut pas remplir par soi-même quelque chose qui ne nous appartient pas. Du moins lorsque l’on a du bon sens. Non ? C’est évidemment le cas de Dieu qui envoie l’Esprit, car il connaît ceux qui lui appartient.

3.3 Le Saint-Esprit nous rend capable

Le Saint-Esprit nous équipe pour nous rendre capable de remplir la mission que Dieu nous confie. « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance », Actes 4.31. Et pour finir, rappelons-nous que « Les apôtres, guidés par l’Esprit, ont fait choisir à l’Eglise sept hommes qui s’occuperaient de ce ministère. Ou encore, « Philippe fut conduit par l’Esprit, non seulement à témoigner en Samarie, mais à mener un eunuque éthiopien au Seigneur ». Il me semble important de souligner la nécessité de se préparer à recevoir le Saint-Esprit. En effet, dans le cas de Corneille et de sa famille que nous découvrons dans le livre des Actes 10, 22,30,33. Stanley met en évidence le fait qu’ils ont été préparés à recevoir le message de l’évangile et à accueillir le Saint-Esprit. Il nous est dit :

« Il est aussi clair que Dieu, par l’intermédiaire d’un ange, l’a préparé pour qu’il accepte le message que Pierre allait apporter. Cela voulait aussi dire que leur cœur était ouvert pour recevoir ce que Dieu leur destinait. Il ne fallut qu’une brève seconde pour qu’ils croient et soient sauvés. Il ne fallut qu’une seconde pour qu’ils reçoivent l’effusion de l’Esprit, ce qui pour Pierre était le baptême dans le Saint-Esprit. »

Humilions-nous et rendons au Saint-Esprit le contrôle et soumettons-nous afin que la gloire de Dieu puisse se manifester au milieu de nous comme au temps des apôtres. Et peut-être que nous aurons moins de scandales, moins de personnes qui vont souffrir de nos décisions et de nos choix égoïstes et méchants. L’ennemi aura certainement moins d’emprise sur et dans l’Eglise de notre Maître. Même s’il nous a assuré de la garder, soyons honnête, reconnaissons les choses et humilions-nous. Nous sommes dans les temps de la fin, nous n’avons plus le temps.

3.4- Distinguer « les dons de l’Esprit » du « don de l’Esprit »

L’auteur du livre d’étude nous explique que « Ce sont les dons de l’Esprit qui fournissent les moyens nécessaires et la puissance pour le service. Il est nécessaire de distinguer les dons de l’Esprit du don de l’Esprit. Il nous est dit que le Saint-Esprit est venu « Comme le Don et la Puissance personnifiés ». Afin de mieux comprendre la distinction, nous pouvons lire que « Le jour de la Pentecôte les gens qui ont reçu le don de l’Esprit ont vu le signe physique (ou extérieur) qui consistait à parler en d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer ».

Quand il évoque « les dons généreux de l’Esprit », il dit « Les dons abondants et le fait qu’ils correspondaient exactement aux besoins de l’Eglise montrent que Dieu n’agit pas toujours « ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Eternel des armées » (Zacharie 4.6. Dans Romains 12.6-8 et 1 Corinthiens 12.8-10, nous retrouvons la liste des dons de l’Esprit qui sont la prophétie, la parole de sagesse, les dons de révélation, les dons de puissance et les dons oraux. L’auteur évoque d’autres listes dans lesquels il regroupe les apôtres, les enseignants et évangélistes. Dans une autre, les dons pour l’Eglise locale, avec les pasteurs, le gouvernement et le service. Ou encore par fonction, la proclamation, le service, l’enseignement, et l’administration. J’apprécie véritablement qu’il reconnaisse « que chaque chrétien possède un don, un appel ou un ministère qu’il doit développer, car c’est assez rare aujourd’hui à cause de l’orgueil de certains ». Il met en évidence le fait que Paul ne faisait aucune distinction entre les ministères dons. Et pense que chacun de ces ministères exige des dons surnaturels. Et souligne le fait que la Bible ne fasse pas de « distinction entre les dons qui sont « plus surnaturels » et ceux qui le sont moins. Ils font tous partie de l’œuvre de l’Esprit … ».

3.5 L’appel à une vie sainte consacrée

Stanley nous rappelle, qu’à cause du Saint-Esprit qui habite en nous, nous sommes appelés à une vie de pureté morale. Je cite « Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification ». Nous pouvons le lire dans 1 Thessaloniciens 4. 7-8. « L’appel à une vie sainte consacrée à la volonté et aux voies de Dieu correspond bien à la nature de Dieu, ainsi qu’à la nature sainte de l’Esprit. » Il fait le lien avec ce que dit Paul dans 1 Thessaloniciens 5.19, où Paul dit « N’éteignez pas l’Esprit ».

3.6 Ce qui peut éteindre l’Esprit

Une vie de péché. Une mauvaise attitude, comme le fait de mépriser les prophéties, « Ne méprisez pas les prophéties … », 1 Thessaloniciens 5.20,21. Par une attitude arrogante et dédaigneuse.

3.7 L’élément clé dans la marche dans l’Esprit

Stanley nous dit que « La foi est la clé qui nous permet de participer à toute l’œuvre de l’Esprit. » En effet Galates 3.14 nous dit « Afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. »

3.8 Une condition pour recevoir l’Esprit

Sur le fondement de Galates 4.6, Stanley souligne « l’importance de remarquer que Paul insiste sur le fait qu’ils sont des fils, une condition requise pour recevoir l’Esprit ».  Il poursuit « Il est clair qu’il faut devenir un fils avant de pouvoir recevoir le Saint-Esprit ». Ce qui nous rappelle que Jésus a dit, « Ma mère et mes frères ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique ». Luc 8.21. Cela me fait penser à ceux qui ont aussi reçu l’Esprit sans avoir été baptisé au préalable. Mais à cause de leur foi, ils l’ont reçu.

II-            La vérité sur le don de prophétie

L’auteur du livre d’étude nous rappelle que « La prophétie ne fait pas qu’édifier l’individu. Quand une personne prophétise (parle pour Dieu par l’Esprit dans une langue que tout le monde comprend), elle parle aux hommes (êtres humains, y compris hommes et femmes) et pas seulement à Dieu. Ses paroles apportent l’édification (qui édifie spirituellement et développe ou confirme la foi), l’exhortation (qui encourage et stimule, lançant un défi à tous, d’avancer dans la foi et l’amour) et le réconfort (qui réjouit, apporte une nouvelle vie et encourage l’espérance). Sur les principes de 1 Corinthiens 12, l’auteur cherche à montrer « L’importance du don de la prophétie ». Je cite : « Le Saint-Esprit voulait utiliser les individus pour bénir et édifier tout le corps. Il veut que nous croissions en Christ, car c’est seulement alors que tout le corps est uni et que chaque partie reçoit ce dont elle a besoin de la tête et que le corps croît pour s’édifier dans l’amour » (Ephésiens 4. 15-16).

Selon 1 Corinthiens 14, nous dit l’auteur du livre d’étude :

« … même si la personne est édifiée quand elle parle à Dieu, elle reçoit un bienfait encore plus grand si le message est interprété. Elle parle par le Saint-Esprit et son âme s’approche de Dieu dans la louange, ce qui édifie et l’enrichit, mais son esprit et son intelligence ne peuvent y participer et restent infructueux (ne produisent rien) ».

Ce qui est surprenant c’est que l’auteur nous informe que « La prophétie est bien un signe miraculeux destiné à l’incroyant ».

De plus, l’auteur affirme que « La prophétie n’est pas un simple exercice spirituel. Elle apporte un message du Seigneur. Si trop de prophéties continuent l’une après l’autre, elles perdront toute leur valeur et le corps de Christ ne sera pas édifié. Même le don de prophétie ne doit pas devenir un simple moyen destiné à bénir les gens, sans être suivi d’une action quelconque ».

III-          Les erreurs fréquentes

1- La souveraineté de Dieu

Stanley nous rappelle, « Nous n’avons pas le droit de choisir le ministère que nous aimerions faire ou la fonction que nous aimerions remplir dans le corps de Christ ». Il nous rappelle ce qu’a dit Jésus aux apôtres, « Vous ne m’avez pas choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis ». Jean 15 :16, « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi. Non, c’est moi qui vous ai choisis ; je vous ai donné mission d’aller, de porter du fruit, du fruit qui soit durable. Alors le Père vous accordera tout ce que vous lui demanderez en mon nom ». Il nous dit que personne n’a le droit de décider de sa propre volonté qu’il veut être un pasteur ou un missionnaire. La même chose s’applique aux différentes fonctions du Corps qui s’accomplissent grâce aux dons spirituels. En soit, personne n’a la foi nécessaire pour prophétiser, personne ne peut la créer ou la développer. Dieu doit nous la donner ». Stanley nous rappelle que « le Saint-Esprit octroie ces dons de façon souveraine. Ils sont distribués selon Sa volonté qui est la volonté de Dieu. … Ce sont toujours ses dons, ils ne nous appartiennent jamais. … Ils ne deviennent jamais non plus une partie intégrante de notre nature ».

2- Le respect du Corps de Christ

Stanley nous rappelle, « Nous ne sommes que des membres du corps de Christ, qui travaillent dans l’unité, qui ont besoin les uns des autres, mais qui n’ont pas tous la même fonction. … Les dons de l’Esprit sont nécessaires si l’Eglise veut continuer l’œuvre de Jésus, selon Sa volonté pour notre époque. »

3-    Se reposer sur le fait d’avoir l’Esprit mais sans le fruit de l’Esprit

Stanley met en évidence les problèmes causés par l’absence du fruit de l’Esprit, relatés dans 1 Corinthiens 12 à 14. Il nous est dit que « Le principal problème provenait des divisions et des disputes dans le corps, qui prenaient naissance dans la chair et non dans l’Esprit ». Il poursuit un peu plus loin, « Le véritable problème des Corinthiens n’était pas de nature intellectuelle, il était plutôt d’ordre moral. … Ils avaient des dons, mais n’avaient pas développé en eux le fruit de l’Esprit ou la maturité que l’Esprit met à leur disposition. »

IV-          Pratiquer le don avec crainte et sagesse

L’apôtre Paul disait « Sa prédication ne reposait pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, 1 Corinthiens 2.4. Stanley nous rappelle « En se servant de la sagesse humaine, personne ne peut découvrir ce qui se passe dans l’esprit de Dieu mais le Saint-Esprit le sait. »

1-    La manifestation du Royaume de Dieu

Pour reprendre les termes utilisés par Stanley, « Par le Saint-Esprit, elles nous appartiennent (les bénédictions) dès maintenant. Le royaume se manifeste aujourd’hui dans l’Eglise par les dons et le fruit de l’Esprit. Selon Stanley, « Exercer les dons de l’Esprit offre l’occasion d’honorer Jésus. »

2-    Le caractère impératif de l’humilité

Stanley met en évidence ceci, « Quand le Saint-Esprit nous utilise pour transmettre un de ses dons il ne faut pas tomber dans le grand danger qui consiste à imaginer que quelque chose de spécial doit se trouver en nous, puisque le Saint-Esprit s’est servi de nous ». C’est ici un point très important à souligner, car nous sommes appelés à marcher dans l’humilité. « Chaque croyant reçoit de Dieu une mesure de foi, qui lui permet d’exercer un ou plusieurs de ces dons. … Les dons spirituels sont une expression de la grâce gratuite de Dieu qui nous est offerte en cadeau ». Il poursuit « Si nous outrepassons la mesure de foi que nous avons reçue et comptons sur nos propres forces ou efforts, nous allons échouer. Si, comme Pierre qui marchait sur les eaux, nous détachons les yeux du Seigneur et nous concentrons sur les circonstances difficiles qui nous entourent, nous allons couler. »

V-            La particularité du ministère de prophète

« Le prophète est responsable de mener à bien le ministère que Dieu lui donne. … Il doit exercer son don et prophétiser (parler pour Dieu) suivant la foi reçue …. »

A la page 201 du livre d’étude dans le chapitre sur « L’Esprit dans le ministère de l’Eglise » et au paragraphe portant sur « Les dons donnés aux hommes ». Il nous est dit que Paul a cité le verset 1 du Psaume 68 dans lequel il est dit que « les dons reçus furent donnés aux hommes », tout en s’appuyant sur Ephésiens 4.8. L’auteur rappelle les propos de Paul « Dieu a donné les uns comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs (ou pasteurs-docteurs) ». Il poursuit, « Il les a donnés à l’Eglise pour perfectionner (faire mûrir) les saints afin que les saints (tous les croyants) puissent faire le travail du ministère et édifier le corps de Christ ». Selon l’auteur, les membres du corps vont ainsi pouvoir croître en Christ en toutes choses et recevoir de Lui ce qui leur permettra d’offrir une variété de dons pour édifier le corps, à la fois dans le domaine spirituel et matériel », sur le fondement d’Ephésiens 4.13-16. L’auteur rappelle que « Les dons de Christ sont les mêmes que ceux que mentionne l’épitre aux Corinthiens et qu’il appelle dons de l’Esprit. On insiste surtout sur les hommes et sur le ministère ». Selon l’auteur La Bible indiquerait aussi que l’on aura toujours besoin de ministères pour établir l’Eglise et mener les croyants à la maturité ».

Dans le paragraphe intitulé « Les prophètes parlent pour Dieu » du livre d’étude. Il rappelle que Jésus était Le grand prophète, et qu’il a été annoncé à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament. Il rappelle donc que « le prophète de l’Ancien Testament était un porte-parole oint par l’Esprit, il parlait pour Dieu, mais celui-ci lui enseignait ce qu’il devait dire et faire » (Michée 3.8 ; Amos 3.8 ; Exode 7.1 ; 4.15, 16). De même dans le Nouveau Testament, il est désigné comme le porte-parole pour Dieu, « quelqu’un qui proclame la révélation reçue directement de Dieu ». Un point que je trouve fort intéressant :

« Les apôtres, les prophètes ont révélé des vérités qui étaient des mystères à l’époque de l’Ancien Testament, mais que l’Esprit révélait maintenant (Ephésiens 3.5), ce qui a aidé à établir la fondation de l’Eglise (Ephésiens 2.20). L’auteur donc rappelle que Dieu les a utilisées pour communiquer des vérités que l’on trouvera plus tard dans le Nouveau Testament ».

L’auteur nous fait un peu d’histoire, en exposant « … qu’à l’époque de l’Ancien Testament, il y avait de nombreux prophètes qui lançaient des défis au peuple juif et les menaient dans l’adoration sans toutefois écrire de livres, il y en avait aussi dans l’Eglise du Nouveau Testament ». Nous découvrons un autre aspect du ministère de prophète. Je crois qu’il est important de souligner ses propos lorsqu’il affirme que « Beaucoup d’entre eux expliquaient et offraient des illustrations pratiques de vérités déjà enseignées ». Ce qui démontre que les prophètes ne parlaient pas d’eux-mêmes et ne transmettaient pas leurs propres pensées. Mais aussi qu’ils rappelaient des vérités bibliques et que leurs paroles étaient conformées à ce que les Ecritures déclarent.

Ce qui est encore plus intéressant c’est la diversité des pratiques prophétiques et la liberté d’action selon l’Esprit dont ils disposaient. Il est dit que « Certains prophètes furent aussi utilisés pour annoncer l’avenir, comme ce fut le cas pour Agabus dans deux incidents qui nous sont rapportés (Actes 11.28 ; 21.11). Dans les deux cas, Agabus a quitté son foyer en Judée pour annoncer la prophétie là où elle ferait le plus de bien ». De nouveau, il nous est rappelé que les prophètes n’inventent rien. L’auteur nous dit, « Dans les deux cas, il ne s’agissait pas d’une nouvelle doctrine. Il n’y avait pas non plus de nouvelles directives que l’Eglise devait suivre. … Cela ne ressemblait pas non plus à la divination, et ces prophètes n’ont jamais offert un substitut à la personne qui recherchait la volonté de Dieu pour sa vie ».

VI-          Les travers que nous pouvons observer aujourd’hui

1-    Compter sur nos propres forces

Aujourd’hui, nous constatons que beaucoup croient qu’ils n’ont pas besoin du Saint-Esprit et qu’ils peuvent compter sur leurs propres forces. Stanley nous dit, « Les dons naturels, l’instruction et une bonne formation peuvent être très utiles pour remplir de tels postes, mais cela ne suffit pas pour l’œuvre du Seigneur. C’est le don de l’Esprit qui fait la différence ». 

2-    L’état de notre cœur

Stanley nous rappelle, « Il ne suffit pas d’avoir des dons naturels. Le motif, l’amour, le zèle, l’état du cœur et de l’esprit de la personne qui exerce ces dons est ce qui compte pour Paul. Il nous exhorte à faire preuve d’un amour sans hypocrisie, à détester le mal et à nous attacher à ce qui est bien, à être pleins d’affection les uns pour les autres, à honorer les autres plus que nous-mêmes. »

3-    Faire passer nos pensées pour celles de Dieu

Beaucoup croient également que sous prétexte que nous ayons tous reçu l’Esprit, nous pouvons tous à n’importe quel moment dès lors que l’envie nous prend, nous pouvons parler au nom de Dieu sans que nous ayons été poussé par l’Esprit comme nous le lisons à plusieurs reprises dans les Ecritures Saintes. Dieu nous met en garde contre ces pratiques, même encouragées par certains pasteurs.

L’auteur du livre d’étude rappel « l’importance d’obéir à la vérité par l’Esprit ». Il nous est dit que « Les épîtres de Pierre montrent aussi que le Saint-Esprit a inspiré la Parole et la prédication de l’Evangile dans 1 Pierre 1. 11,12. Il insiste sur le fait que :

« Aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière (ce n’est pas une personne qui offre sa propre explication), car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie (la Parole de Dieu) a jamais été apportée, mais c’est poussé (dirigés, guidés, inspirés) par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 Pierre 1.20).

Dans le paragraphe sur « La prophétie », il nous est dit que « Si l’expérience des prophètes de l’Ancien Testament peut nous servir de guide, Dieu traitait souvent avec eux quand ils étaient seuls avec lui et les envoyait pour parler et prophétiser pour lui ».

VII-        Mise en garde

Je crois que nous ne devons pas oublier ce que Jésus a dit « Beaucoup diront n’avons-nous pas… ». Nous devons réfléchir profondément à ce que nous faisons, c’est une chose de faire, mais sans l’ordre de mission, sans l’équipement que le Maître de la mission nous prête, sans la stratégie, car il s’agit de Son champ et de Sa mission. Comment pourrions-nous être efficace si nous ne remplissons pas les exigences de la mission afin de remplir l’entièreté des conditions de la mission pour qu’elle soit une réussite et que le Maître nous dise « Bon et fidèle serviteur rentre dans la joie de ton Maître ».

Nous devons faire attention, et ne pas nous tromper de mission. Et pour cela nous avons besoin de marcher par l’Esprit, de chercher Sa direction, car rappelons-nous qu’il nous conduit selon la volonté du Père. Aussi, nous sommes certains de ne pas rater notre mission.

Marie-Christine J

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